L’UriBeacon de Google, plus révolutionnaire que l’iBeacon ?

L’UriBeacon de Google, plus révolutionnaire que l’iBeacon ?

Si l’iBeacon représente une vraie révolution marketing, l’UriBeacon de Google pourrait bien aller encore plus loin ou tout au moins là où l’iBeacon ne va pas assez, comme l’explique Steve Statler dans un excellent article dont nous vous proposons ici une traduction.

En Octobre 2014, Google sort l’UriBeacon, un spécification ouverte destinée à connecter les beacons Bluetooth LE au web, une expérimentation qu’il baptise le Physical Web.

En proposant un pont entre le monde digital et le monde physique, l’UriBeacon pourrait bien être nettement plus révolutionnaire que l’iBeacon. Découvrons pourquoi après avoir étudié comment marche l’UriBeacon et ce qu’il peut apporter au monde physique.

Le mythe de la longue traine

Le marché cible de l’UriBeacon, c’est toute les structures qui n’ont pas les ressources, les compétences, la position ou la chance de développer une application mobile qui marche bien. C’est à dire, la plupart des entreprise.

Or, le succès de l’iBeacon est fondé sur le succès des applications mobiles. Les iBeacons s’appuient en effet sur des applications capables de les détecter grâce à leur UUID, et leur numéros major et minor. Aux vues du nombre d’applications disponibles dans les places de marché d’applications, il s’agit d’un pari plutôt sans danger.

Cependant, la triste vérité c’est que la vaste majorité des applications sont des échecs commerciaux. Gartner estime que moins de 0.01% des applications mobiles grand public sont considérées comme des succès par leurs développeurs. Développer une application majeure courronnnée de succès c’est comme faire un film qui cartonne : c’est très difficile et très cher. La plupart d’entre nous n’utilisons qu’une poignée d’applications au quotidien et avec plus d’un million d’applications sur l’App Store et autant sur l’Android Market, la compétition est féroce. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire son beurre avec des applications. C’est bien sûr possible, et même correctement d’ailleurs, mais la vérité, c’est que les chances que vous ou moi gagnions le jackpot avec est plutôt mince.

Ce qui est excitant avec les UriBeacons c’est que vous n’avez pas besoin de savoir développer des applications pour pouvoir en utiliser un. Personnellement, ça m’a pris 10 minutes. D’abord, j’ai ouvert mon UriBeacon Blesh tout neuf, fraichement envoyé d’Istambul [ndlr - Blesh est actuellement la seule entreprise à fabriquer des UriBeacons], appuyé sur le bouton pour le mettre en mode paramétrage, copié et collé l’url vers laquelle je voulais qu’il renvoie et voilà, je me suis retrouvé avec un dispositif mobile beacon actif. Dix minutes, première expérience, un coût de 50$ et 8$ de frais de port depuis la Turquie.

L’expérience UriBeacon est différente

Plutôt que de déclencher des fonctionnalités d’applications custom qui pourraient être ouvertes en background, l’UriBeacon diffuse de courtes URI web qui peuvent être accédées par un navigateur classique visible en 1er plan. Le principe de l’URI repose plus sur le fait que le mobile de l’utilisateur scanne son environnement en attente d’un signal plutôt que sur l’envoi hypothétique d’un signal venant d’un beacon.

L’idée est que cette interaction sera à terme prise en charge par des applications génériques comme les navigateurs. En attendant que cela soit le cas, il est possible de télécharger l’application navigateur Physical Web depuis le Google Play.

Pour être parfaitement clair, il ne s’agit pas pour l’UriBeacon de remplacer l’iBeacon, ils sont complémentaires. Les applications mobiles préinstallées comme l’ApplePay/PassBook vont donner un vrai coup de fouet aux beacons. Pour les applications très populaires comme Facebook, OpenTable, Shazam,Walmart ou les jeux qui ne sont pas transposables dans un navigateur, utiliser des iBeacons et investir dans leur propre application a un sens, mais ce n’est le cas que pour 1% des commerçants.

Pour les entreprises qui peuvent se payer un site internet mais pas une application mobile, l’UriBeacon apporte le bénéfice de la convergence digitale-physique. On peut d’ailleurs s’attendre à ce que des outils comme WordPress et la suite Creative d’Adobe  implémentent un interfaçage optimisé avec les UriBeacons. Et eux ont la base d’utilisateurs nécessaire pour propulser le Physical Web au coeur du web.

A suivre donc…

Librement traduit de l’article de « Google’s UriBeacon: More Disruptive than iBeacon? » de Steve Statler :
http://www.gpsbusinessnews.com/Google-s-UriBeacon-More-Disruptive-than-iBeacon_a5306.html

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


× 5 = quarante

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>